Willy Guieau, vice-président de la communauté d’agglomération en charge des questions environnementales, fait le bilan sur le projet de Guitard et les autres opportunités de réseaux de chaleur actuellement étudiées.

 


Pourquoi avoir fait le choix de cette extension ?
Ça nous ramène au projet de construction du centre aqualudique La Vague. Le projet de chaufferie au bois est né pour chauffer l’eau des bassins. Nous sommes allés plus loin en desservant trois quartiers. La conception et l’exploitation, confiées à Cofely, nous ont apporté entière satisfaction, d’où notre envie d’aller plus loin. Le problème, c’est que cette extension oblige à franchir la voie ferrée et le Dolaizon et que ce surcoût risquait de faire augmenter le prix pour tous les abonnés. Nous avons réussi à trouver un accord financier avec Cofely. Ce qu’il faut voir, c’est que dans le contexte d’urgence climatique, la communauté d’agglomération n’est pas seulement dans une posture mais agit en profondeur. Ce réseau, c’est moins d’émissions de CO2, des retombées économiques sur la filière bois et des économies pour tous ceux qui sont raccordés.

 

Avant cette extension, vous aviez envisagé la construction d’un deuxième réseau de chaleur sur le bas de la Ville (place de la Libêration, hôpitaux). Ce projet est-il abandonné?
C’est un projet assez énorme. L’étude a été rendue. Mais il n’est pas pertinent économiquement parlant : il n’est pas compétitif par rapport aux énergies fossiles parce qu’on l’a fait à un moment où leur prix s’est effondré. Ça ne veut pas dire que c’est enterré. Le jour où le cours des énergies fossiles repart à la hausse, l’étude sera toujours là et il pourra être remis sur la table. Un second projet vise à créer un réseau de chaleur sur la zone de Bleu à Polignac.

 

Où en êtes-vous ?
L’étude va démarrer. Il faut voir si c’est faisable techniquement et économiquement. On a des industries alimentaires comme Sabarot, Vey ou les abattoirs qui ont des process en eau chaude toute l’année. C’est là que cela devient intéressant car il y a un besoin. L’étude est lancée aussi autour de deux combustibles soit du bois comme à Guitard, soit du CSR, les combustibles solides de récupération qui proviendraient d’Altriom.

 

Propos recueillis par R. B.
Le progrès
18 décembre 2017

 


 

 

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